Collagène type I, II, III : différences, bienfaits et lequel choisir

Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain. Il forme l'architecture de nos tissus et assure la cohésion, la résistance et l'élasticité de la peau, des os, des cartilages, des tendons et des organes internes. Si l'on recense aujourd'hui plus de 28 types de collagène identifiés par la recherche, trois d'entre eux dominent largement : les types I, II et III, qui représentent à eux seuls environ 80 à 90 % du collagène total de l'organisme.

Comprendre leurs différences est essentiel pour choisir le complément adapté à vos objectifs — que vous visiez la beauté de la peau, le confort articulaire ou la récupération sportive. Ce guide détaille chaque type, ses fonctions biologiques, ses sources et les situations où il est le plus pertinent.

Vue d'ensemble des trois principaux types

Avant d'entrer dans le détail, voici un aperçu rapide des caractéristiques qui distinguent les types I, II et III. Ce tableau synthétique vous permet de situer chaque type en un coup d'oeil.

Caractéristique Type I Type II Type III
Part dans le corps ~90 % ~5-10 % ~5-10 %
Localisation principale Peau, os, tendons, cornée Cartilage, humeur vitrée Muscles, vaisseaux, organes
Fonction clé Résistance et fermeté Souplesse articulaire Élasticité des tissus
Source privilégiée Marin (poisson) Cartilage (poulet, bovin) Bovin (peau, os)

Chaque type possède une structure moléculaire spécifique, une triple hélice composée de chaînes alpha dont la séquence d'acides aminés varie, ce qui détermine ses propriétés mécaniques et biologiques. Examinons-les un par un.

Collagène de type I : la fondation du corps

Le collagène de type I est de loin le plus abondant. Il constitue environ 90 % du collagène total de l'organisme et se retrouve dans pratiquement tous les tissus conjonctifs. Sa structure est celle d'une triple hélice dense, formée de deux chaînes alpha-1 et d'une chaîne alpha-2, ce qui lui confère une résistance mécanique exceptionnelle — comparable, à poids égal, à celle de l'acier.

Où le trouve-t-on ?

  • Peau : il représente 75 à 80 % du poids sec du derme et assure sa fermeté.
  • Os : il constitue la trame organique sur laquelle les minéraux se fixent.
  • Tendons et ligaments : il garantit la résistance à la traction.
  • Cornée : sa disposition ordonnée permet la transparence oculaire.
  • Dents et gencives : il participe à la solidité de la structure dentaire.

Rôle dans le vieillissement

À partir de 25 ans, la production de collagène de type I diminue d'environ 1 à 1,5 % par an. Cette baisse se traduit par l'apparition des rides, une perte de fermeté cutanée, une fragilisation osseuse et un allongement du temps de cicatrisation. Les études cliniques montrent qu'une supplémentation en peptides de collagène de type I peut améliorer l'hydratation et l'élasticité de la peau en 4 à 8 semaines.

Source principale : le collagène marin

Le collagène marin, extrait des écailles et de la peau de poissons, est naturellement riche en type I. Sa structure moléculaire est proche du collagène humain de type I, ce qui favorise sa biodisponibilité. C'est la source de choix lorsque l'objectif principal est la beauté de la peau, la santé des cheveux ou le renforcement osseux.

Pour approfondir les bienfaits du collagène de type I sur le vieillissement cutané, consultez notre guide collagène et peau anti-âge.

Collagène de type II : le protecteur du cartilage

Le collagène de type II est le composant structural majeur du cartilage hyalin, celui qui recouvre les extrémités osseuses dans les articulations. Contrairement au type I qui forme des fibres denses et rigides, le type II s'organise en un réseau de fibrilles plus fines, capable de piéger les protéoglycanes et l'eau. C'est cette capacité de rétention hydrique qui donne au cartilage ses propriétés d'amortisseur.

Fonctions articulaires

  • Absorption des chocs : il amortit les contraintes mécaniques lors de la marche, la course ou les mouvements quotidiens.
  • Souplesse articulaire : il maintient la flexibilité et l'amplitude de mouvement des articulations.
  • Surface de glissement : il offre une surface lisse permettant aux os de glisser sans friction.

Collagène de type II non dénaturé (UC-II)

Les recherches récentes se sont concentrées sur le collagène de type II non dénaturé, également appelé UC-II (Undenatured Type II Collagen). Contrairement au collagène hydrolysé, l'UC-II conserve sa structure tridimensionnelle native. Administré à faible dose (environ 40 mg/jour), il agit par un mécanisme de tolérance orale : il « éduque » le système immunitaire à ne plus attaquer le cartilage articulaire, réduisant ainsi l'inflammation locale.

Plusieurs essais cliniques comparatifs ont montré que l'UC-II pouvait réduire la douleur articulaire et améliorer la mobilité chez des personnes souffrant d'arthrose ou pratiquant une activité physique intense. Son efficacité a été mesurée sur des critères comme l'échelle WOMAC et le test de flexion du genou.

Sources de type II

Le collagène de type II est principalement extrait du cartilage de poulet (sternum) ou du cartilage bovin. Il ne se trouve pas dans le collagène marin, qui est quasi exclusivement de type I. Pour les personnes cherchant un soutien articulaire ciblé, les compléments à base de type II natif représentent une option intéressante.

Découvrez les détails dans notre guide collagène et articulations.

Collagène de type III : élasticité et soutien des organes

Le collagène de type III est le deuxième type le plus abondant après le type I. On le trouve principalement dans les tissus qui nécessitent élasticité et extensibilité : parois des vaisseaux sanguins, muscles, intestins, utérus et peau (en particulier le derme réticulaire). Il est souvent colocalisé avec le type I, les deux types travaillant en synergie.

Rôles biologiques

  • Élasticité vasculaire : il contribue à la souplesse des artères et des veines, participant au maintien d'une bonne circulation sanguine.
  • Soutien musculaire : il forme le réseau conjonctif qui enveloppe et protège les fibres musculaires (endomysium).
  • Cicatrisation : lors d'une blessure, le type III est produit en premier pour former un tissu de granulation rapide, avant d'être progressivement remplacé par le type I pour une cicatrice plus résistante.
  • Intégrité des organes : il assure la structure du foie, de la rate, des poumons et des reins.

Source principale : le collagène bovin

Le collagène bovin, extrait de la peau et des os de bovins, contient naturellement un mélange de type I (environ 85 %) et de type III (environ 15 %). Cette combinaison en fait une source polyvalente, particulièrement adaptée aux personnes qui recherchent un soutien global : peau, muscles, vaisseaux et récupération tissulaire.

Le type III est particulièrement pertinent pour les sportifs, car il intervient dans la réparation musculaire et la solidité des tissus conjonctifs soumis à l'effort. Pour en savoir plus, consultez notre guide collagène, sport et récupération.

Tableau comparatif des types I, II et III

Ce tableau détaillé vous permet de comparer les trois types de collagène sur les critères les plus importants pour orienter votre choix de supplémentation.

Critère Type I Type II Type III
Proportion dans le corps ~90 % ~5-10 % ~5-10 %
Localisation Peau, os, tendons, dents, cornée Cartilage articulaire, disques intervertébraux Muscles, vaisseaux, intestins, peau
Fonction principale Résistance mécanique, fermeté Amortissement, souplesse articulaire Élasticité, structure des organes
Source alimentaire Collagène marin, bovin Cartilage de poulet, bovin Collagène bovin (avec type I)
Idéal pour Peau, anti-âge, os, ongles Arthrose, confort articulaire Sport, muscles, cicatrisation
Forme courante Peptides hydrolysés UC-II (natif) ou hydrolysé Peptides hydrolysés (avec type I)

Il est important de noter que les types I et III sont souvent associés dans les mêmes compléments, car ils proviennent de la même source bovine. Le type II, en revanche, nécessite une source différente (cartilage) et est généralement pris séparément.

Quel type de collagène choisir selon vos objectifs ?

Le choix du type de collagène dépend avant tout de votre objectif principal. Voici les recommandations en fonction des besoins les plus courants.

Pour la peau et l'anti-âge : Type I (marin)

Si votre priorité est de lutter contre les rides, améliorer l'hydratation cutanée ou renforcer les ongles et les cheveux, orientez-vous vers un collagène marin hydrolysé, naturellement riche en type I. Sa biodisponibilité élevée et son affinité avec le collagène cutané humain en font le choix de référence. Privilégiez un poids moléculaire inférieur à 2 000 Da pour une absorption optimale.

Pour les articulations : Type II (natif ou hydrolysé)

En cas de douleurs articulaires, d'arthrose ou de pratique sportive intensive, le collagène de type II cible directement le cartilage. L'UC-II non dénaturé (40 mg/jour) agit par tolérance orale, tandis que le type II hydrolysé fournit les acides aminés nécessaires à la synthèse du cartilage. Une combinaison type I + III peut également soutenir les tendons et ligaments périarticulaires.

Pour le sport et la récupération : Type I + III (bovin)

Les sportifs bénéficient d'un collagène bovin combinant types I et III. Le type I renforce les tendons et les os soumis à l'effort, tandis que le type III soutient la réparation musculaire et la solidité vasculaire. Un dosage de 10 à 15 g par jour, associé à de la vitamine C, est généralement recommandé.

Pour un bien-être général : Type I

Si vous ne ciblez pas un besoin spécifique, un collagène de type I (marin ou bovin) constitue un excellent choix polyvalent. Il couvre la majorité des besoins structuraux de l'organisme et contribue au maintien global des tissus conjonctifs.

Pour un guide complet sur les critères de sélection, consultez comment choisir son collagène.

Absorption : le type compte-t-il encore après hydrolyse ?

C'est une question fondamentale que beaucoup de consommateurs se posent. Lorsqu'un collagène est hydrolysé, ses longues chaînes protéiques sont découpées en petits peptides de 2 à 20 acides aminés. À ce stade, la structure tridimensionnelle native — celle qui différencie un type I d'un type II ou d'un type III — est détruite.

Les peptides issus de l'hydrolyse présentent des profils d'acides aminés très similaires, quel que soit le type d'origine : tous sont riches en glycine (~33 %), proline (~12 %) et hydroxyproline (~10 %). La distinction « type I hydrolysé » ou « type III hydrolysé » relève donc davantage du marketing que d'une réalité biochimique significative.

Ce qui compte réellement

  • Le poids moléculaire : des peptides inférieurs à 2 500 daltons (idéalement autour de 2 000 Da) sont absorbés plus efficacement par l'intestin.
  • La source : elle détermine la composition initiale en acides aminés et la présence éventuelle de peptides bioactifs spécifiques (comme les dipeptides Pro-Hyp et Hyp-Gly).
  • La qualité de l'hydrolyse : un processus enzymatique contrôlé produit des peptides de taille homogène, plus facilement assimilables qu'une hydrolyse acide ou alcaline.
  • La vitamine C : cofacteur indispensable de la synthèse du collagène endogène, elle maximise l'utilisation des peptides absorbés.

En résumé, le « type » inscrit sur l'étiquette d'un collagène hydrolysé indique surtout sa source d'extraction. Pour un collagène natif non dénaturé (comme l'UC-II), le type est en revanche déterminant, car la structure intacte est nécessaire à son mécanisme d'action. Pour en savoir plus sur l'hydrolyse, consultez notre guide collagène hydrolysé.

Questions fréquentes

Peut-on prendre plusieurs types de collagène en même temps ?

Oui, il est tout à fait possible de combiner plusieurs types de collagène. Les types I et III sont d'ailleurs naturellement présents ensemble dans le collagène bovin. Cependant, il est souvent recommandé de prendre le collagène de type II séparément (par exemple le matin à jeun) et les types I/III à un autre moment de la journée. Cette séparation vise à optimiser le mécanisme de tolérance orale propre au type II natif, qui pourrait être atténué en présence d'autres protéines.

Quel type de collagène pour les rides ?

Le collagène de type I est le plus indiqué pour lutter contre les rides. Il représente la quasi-totalité du collagène cutané et sa supplémentation sous forme de peptides hydrolysés a démontré des améliorations mesurables de la profondeur des rides, de l'élasticité et de l'hydratation de la peau dans de nombreux essais cliniques. Privilégiez un collagène marin hydrolysé pour une biodisponibilité maximale.

Le collagène de type II est-il le meilleur pour l'arthrose ?

Le type II est le plus ciblé pour le cartilage articulaire. Sous sa forme non dénaturée (UC-II), il agit par tolérance orale pour réduire l'inflammation et la destruction du cartilage. Sous forme hydrolysée, il apporte les acides aminés spécifiques nécessaires à la synthèse cartilagineuse. Les études montrent des résultats prometteurs, mais une approche globale incluant activité physique adaptée, maintien du poids et apport en vitamine C reste essentielle pour la santé articulaire.

Existe-t-il d'autres types de collagène ?

Oui, les scientifiques ont identifié au moins 28 types de collagène à ce jour. Les types IV (membranes basales), V (surface des cellules, cheveux) et X (croissance osseuse) jouent des rôles importants mais restent minoritaires en quantité. En supplémentation, seuls les types I, II et III sont disponibles de manière courante. Les autres types sont principalement étudiés dans un contexte de recherche biomédicale.

Le type de collagène change-t-il après hydrolyse ?

Techniquement, oui. L'hydrolyse brise la triple hélice caractéristique de chaque type de collagène et produit des peptides de petite taille. Ces peptides ne conservent plus la structure tridimensionnelle qui définit le « type ». Leur profil en acides aminés reste cependant influencé par la source d'origine : un collagène marin hydrolysé (issu du type I) aura un ratio légèrement différent en hydroxyproline et proline comparé à un collagène de cartilage hydrolysé (issu du type II). La mention du type sur un produit hydrolysé renseigne donc sur la source, pas sur la structure finale des peptides.

Dernière vérification scientifique : 2026-02-11

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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