Qu'est-ce que le collagène ? La protéine essentielle du corps humain

Le collagène est la protéine la plus abondante de votre corps. Il représente environ 30 % de la masse protéique totale et constitue l'ossature invisible qui maintient la fermeté de votre peau, la solidité de vos os, la souplesse de vos articulations et l'intégrité de vos vaisseaux sanguins. Comprendre ce qu'est le collagène, comment il fonctionne et pourquoi sa production diminue avec l'âge est la première étape pour prendre soin de votre corps de manière éclairée.

Définition du collagène

Le collagène est une protéine structurelle fibreuse présente dans tous les tissus conjonctifs du corps humain et de tous les animaux. Son nom vient du grec ancien kolla (colle) et genos (origine), car les premières utilisations du collagène remontent à la fabrication de colles à partir de peaux et de tendons animaux.

En termes de composition, le collagène est constitué d'acides aminés, les briques élémentaires des protéines. Trois acides aminés dominent sa composition et lui confèrent ses propriétés uniques :

  • Glycine (environ 33 %) : le plus petit acide aminé, indispensable pour permettre l'enroulement serré de la triple hélice
  • Proline (environ 12 %) : confère de la rigidité aux chaînes polypeptidiques
  • Hydroxyproline (environ 13 %) : dérivée de la proline par hydroxylation en présence de vitamine C, elle stabilise la triple hélice par des liaisons hydrogène

Cette composition en acides aminés est unique dans le monde des protéines. Aucune autre protéine du corps humain ne contient autant de glycine et de proline, ni ne possède d'hydroxyproline en quantité significative. C'est cette signature biochimique qui fait du collagène une protéine irremplaçable.

Le collagène se distingue également par un autre acide aminé caractéristique : l'hydroxylysine, produite par hydroxylation de la lysine. L'hydroxylysine participe à la réticulation (cross-linking) des fibres de collagène, c'est-à-dire à la formation de ponts moléculaires entre les fibres qui leur confèrent une résistance mécanique exceptionnelle.

Structure moléculaire : la triple hélice

La structure du collagène est l'une des plus élégantes de la biologie moléculaire. Elle s'organise en plusieurs niveaux hiérarchiques, du plus petit au plus grand :

Niveau 1 : la chaîne alpha

Chaque molécule de collagène est constituée de trois chaînes polypeptidiques appelées chaînes alpha. Chaque chaîne contient environ 1 000 acides aminés et adopte une structure hélicoïdale gauche (hélice de polyproline de type II). La séquence d'acides aminés suit le motif répétitif Glycine-X-Y, où X est souvent la proline et Y l'hydroxyproline. La glycine, étant le plus petit acide aminé, se loge au coeur de la triple hélice, tandis que les acides aminés plus volumineux (proline, hydroxyproline) se trouvent à l'extérieur.

Niveau 2 : le tropocollagène

Les trois chaînes alpha s'enroulent les unes autour des autres pour former une super-hélice droite appelée tropocollagène. Cette molécule de tropocollagène mesure environ 300 nanomètres de long et 1,5 nanomètre de diamètre. Elle est stabilisée par des liaisons hydrogène entre les chaînes, impliquant principalement les groupements hydroxyle de l'hydroxyproline. C'est pourquoi la vitamine C, nécessaire à la formation de l'hydroxyproline, est indispensable à la stabilité du collagène.

Niveau 3 : les fibrilles

Les molécules de tropocollagène s'assemblent côte à côte de manière décalée (staggered) pour former des fibrilles de collagène. Ce décalage régulier, d'environ 67 nanomètres (appelé période D), crée un motif de bandes caractéristique visible au microscope électronique. Les fibrilles sont renforcées par des réticulations covalentes (cross-links) entre les molécules de tropocollagène adjacentes, catalysées par l'enzyme lysyl oxydase en présence de cuivre.

Niveau 4 : les fibres

Les fibrilles s'agrègent pour former des fibres de collagène visibles au microscope optique. Ces fibres, dont le diamètre varie de 1 à 20 micromètres, constituent la charpente structurelle des tissus conjonctifs. Leur organisation varie selon les tissus : parallèle dans les tendons (résistance à la traction), en réseau tressé dans le derme (élasticité multidirectionnelle), en lamelles concentriques dans les os (solidité).

Cette architecture hiérarchique est la raison pour laquelle le collagène possède une résistance à la traction exceptionnelle, supérieure gramme pour gramme à celle de l'acier. Un tendon de 1 cm de diamètre peut supporter une charge de plusieurs centaines de kilogrammes.

Le rôle du collagène dans l'organisme

Le collagène est présent dans pratiquement tous les organes et tissus du corps. Son rôle varie selon la localisation, mais il assure toujours une fonction de soutien structurel, de résistance mécanique et d'organisation tissulaire.

La peau (derme)

Le collagène représente 70 à 80 % du poids sec du derme, la couche profonde de la peau. Il forme un réseau tridimensionnel qui confère à la peau sa fermeté, sa résistance et son épaisseur. C'est le "matelas" sur lequel repose l'épiderme. Avec l'âge, la diminution du collagène dermique entraîne l'amincissement de la peau, la perte de fermeté et l'apparition des rides. Le collagène de type I et de type III sont les plus abondants dans le derme. Pour approfondir, consultez notre guide collagène et peau anti-âge.

Les os

L'os n'est pas uniquement minéral. Il est composé d'environ 30 % de collagène de type I et de 70 % de minéraux (principalement l'hydroxyapatite de calcium). Le collagène forme la matrice organique de l'os, une trame fibreuse sur laquelle les cristaux de calcium se déposent. Sans cette matrice de collagène, l'os serait dur mais cassant, comme de la craie. Le collagène lui confère sa flexibilité et sa résistance aux chocs, ce qui explique pourquoi les os d'une personne jeune plient légèrement avant de casser, alors que les os d'une personne âgée (dont le collagène a diminué) se fracturent plus facilement.

Le cartilage

Le cartilage articulaire, ce tissu lisse qui recouvre les extrémités des os dans les articulations, est composé majoritairement de collagène de type II. Ce réseau de fibres retient les protéoglycanes (grandes molécules qui attirent l'eau), créant une structure à la fois résistante et compressible qui absorbe les chocs et permet un glissement sans friction lors des mouvements. La dégradation du collagène cartilagineux est au coeur de l'arthrose, la maladie articulaire la plus courante. Découvrez notre guide collagène et articulations.

Les tendons et ligaments

Les tendons (qui relient les muscles aux os) et les ligaments (qui relient les os entre eux) sont constitués presque exclusivement de collagène de type I, organisé en faisceaux parallèles d'une résistance remarquable. Le tendon d'Achille, par exemple, supporte des forces de plusieurs fois le poids du corps à chaque foulée. Les blessures tendineuses et ligamentaires mettent souvent du temps à guérir précisément parce que la synthèse de nouveau collagène est un processus lent.

Les vaisseaux sanguins

Le collagène de type I et III est présent dans la paroi des artères et des veines. Il assure la résistance mécanique des vaisseaux tout en leur permettant de se dilater sous la pression sanguine. Une carence sévère en collagène (comme dans le scorbut) provoque une fragilité vasculaire, avec des saignements spontanés et des ecchymoses.

Autres organes

Le collagène est également présent dans la cornée de l'oeil (transparence optique), les dents (dentine), les poumons, l'intestin (paroi intestinale), les reins, le coeur (valves cardiaques) et les muscles (endomysium). C'est véritablement la "colle" qui maintient l'ensemble du corps humain en cohésion.

Les différents types de collagène

Les scientifiques ont identifié au moins 28 types de collagène différents, désignés par des chiffres romains (type I, II, III, etc.). Chaque type possède une structure et une localisation spécifiques. En pratique, trois types représentent la grande majorité du collagène de l'organisme :

Type Proportion Localisation principale Fonction
Type I ~90 % Peau, os, tendons, ligaments, dents, vaisseaux Résistance à la traction, soutien structurel
Type II ~5-10 % Cartilage articulaire, disques intervertébraux Absorption des chocs, souplesse articulaire
Type III ~5-10 % Peau (derme), vaisseaux sanguins, organes internes Élasticité, soutien des organes, cicatrisation

Type I : le collagène universel

Le collagène de type I est de loin le plus abondant. Il représente environ 90 % du collagène total du corps. On le retrouve dans la peau, les os, les tendons, les ligaments, la cornée et les dents. C'est celui qui est principalement présent dans les compléments de collagène hydrolysé d'origine marine et bovine.

Type II : le collagène du cartilage

Le collagène de type II est le composant principal du cartilage articulaire. Il forme un réseau fibreux qui retient les protéoglycanes et l'eau, créant une structure résiliente et amortissante. Les compléments de collagène de type II (souvent non dénaturé, comme le UC-II) sont étudiés pour leurs effets sur le confort articulaire et l'arthrose.

Type III : le collagène de soutien

Le collagène de type III est souvent associé au type I. Il est abondant dans la peau des jeunes adultes, dans les parois des vaisseaux sanguins et dans les organes creux (intestin, utérus). Avec l'âge, le ratio type III/type I diminue dans la peau, ce qui contribue à la perte d'élasticité. Pour une analyse complète, consultez notre guide collagène type I, II et III.

Autres types notables

Parmi les 28 types identifiés, quelques-uns méritent d'être mentionnés :

  • Type IV : composant de la membrane basale (fine couche entre l'épiderme et le derme, entre les capillaires et les tissus), il joue un rôle de filtration et de soutien
  • Type V : régule le diamètre des fibrilles de collagène, présent dans les surfaces cellulaires, les cheveux et le placenta
  • Type X : impliqué dans la formation de l'os nouveau et dans la croissance du cartilage

Comment le corps produit-il le collagène ?

La production de collagène, appelée collagénogénèse, est un processus complexe qui se déroule principalement dans les fibroblastes (cellules du tissu conjonctif), mais aussi dans les ostéoblastes (os), les chondrocytes (cartilage) et d'autres cellules spécialisées.

Les étapes de la synthèse

La fabrication du collagène suit une séquence précise en plusieurs étapes :

  1. Transcription et traduction : les gènes du collagène (COL1A1, COL1A2 pour le type I) sont transcrits en ARN messager, puis traduits en chaînes polypeptidiques appelées pré-procollagène dans les ribosomes du réticulum endoplasmique rugueux.
  2. Hydroxylation : les acides aminés proline et lysine sont transformés en hydroxyproline et hydroxylysine par les enzymes prolyl hydroxylase et lysyl hydroxylase. Cette étape nécessite impérativement de la vitamine C, du fer et de l'oxygène.
  3. Glycosylation : des sucres (galactose, glucose) sont ajoutés à certaines hydroxylysines, participant à la stabilisation de la structure.
  4. Formation de la triple hélice : les trois chaînes alpha s'enroulent spontanément pour former le procollagène, une molécule en triple hélice flanquée de propeptides aux extrémités.
  5. Sécrétion : le procollagène est sécrété hors de la cellule dans l'espace extracellulaire via des vésicules de sécrétion.
  6. Clivage : des enzymes (procollagène peptidases) coupent les propeptides aux extrémités, transformant le procollagène en tropocollagène mature.
  7. Auto-assemblage : les molécules de tropocollagène s'auto-assemblent en fibrilles, puis en fibres, formant la structure hiérarchique décrite plus haut.
  8. Réticulation : l'enzyme lysyl oxydase (nécessitant du cuivre) crée des liaisons covalentes entre les fibrilles, conférant au collagène sa résistance mécanique définitive.

Les nutriments essentiels

Pour produire du collagène de qualité, votre corps a besoin de matières premières et de cofacteurs spécifiques :

  • Acides aminés : glycine, proline, lysine (apportés par les protéines alimentaires)
  • Vitamine C : cofacteur des enzymes d'hydroxylation (fruits, légumes)
  • Cuivre : cofacteur de la lysyl oxydase (noix, cacao, fruits de mer)
  • Zinc : impliqué dans l'activation des fibroblastes (viande, fruits de mer, graines)
  • Fer : cofacteur des prolyl et lysyl hydroxylases (viande rouge, lentilles, épinards)

Pourquoi perd-on du collagène avec l'âge ?

La production de collagène est un processus dynamique : votre corps fabrique et dégrade en permanence du collagène pour renouveler ses tissus. Chez un adulte jeune, cet équilibre est maintenu. Mais à partir de 25 ans environ, la balance commence à pencher du côté de la dégradation.

Le déclin naturel : -1 % par an

On estime que la production de collagène diminue d'environ 1 à 1,5 % par an à partir de la mi-vingtaine. À 50 ans, une personne a perdu environ 25 à 30 % de son collagène par rapport à ses 20 ans. Chez les femmes, la ménopause accélère drastiquement ce déclin : on observe une perte de 30 % du collagène dermique dans les 5 premières années suivant la ménopause, en raison de la chute des oestrogènes, hormones qui stimulent la synthèse du collagène.

Les conséquences visibles et ressenties

La perte progressive de collagène se manifeste par des signes que tout le monde reconnaît :

  • Peau : rides, perte de fermeté, relâchement, sécheresse, amincissement
  • Articulations : raideur matinale, douleurs, perte de souplesse, arthrose
  • Os : fragilité osseuse, risque accru de fracture, ostéoporose
  • Tendons et ligaments : diminution de la flexibilité, risque de blessure
  • Cheveux et ongles : fragilité, croissance ralentie, cassure
  • Gencives : rétraction gingivale, sensibilité dentaire

Les facteurs qui accélèrent la perte de collagène

Au-delà du vieillissement naturel, plusieurs facteurs environnementaux et comportementaux accélèrent la dégradation du collagène :

Exposition aux ultraviolets (photovieillissement)

Les rayons UV (principalement les UVA) pénètrent dans le derme et activent les métalloprotéinases matricielles (MMP), des enzymes qui dégradent le collagène. L'exposition solaire chronique est le premier facteur de vieillissement cutané prématuré. On estime que 80 % du vieillissement visible du visage est lié à l'exposition aux UV, et non à l'âge chronologique. L'application quotidienne d'un écran solaire SPF 30 ou plus est la mesure anti-âge la plus efficace qui existe.

Tabagisme

La fumée de cigarette contient des milliers de composés chimiques qui génèrent un stress oxydatif massif. Les radicaux libres produits endommagent directement les fibres de collagène et réduisent l'activité des fibroblastes. Les études montrent que les fumeurs ont un collagène dermique significativement plus dégradé que les non-fumeurs du même âge. Le tabac réduit également la microcirculation cutanée, privant les fibroblastes d'oxygène et de nutriments.

Alimentation riche en sucre (glycation)

Un excès de sucre dans le sang déclenche un processus chimique appelé glycation. Les molécules de glucose se fixent sur les fibres de collagène, formant des composés appelés AGEs (Advanced Glycation End-products, ou produits de glycation avancée). Les AGEs rigidifient les fibres de collagène, les rendant cassantes et moins élastiques. La peau perd sa souplesse et son éclat. Ce processus est irréversible : une fois glycaté, le collagène ne peut pas être "réparé", il doit être remplacé par du nouveau collagène.

Pollution atmosphérique

Les particules fines (PM2.5) et l'ozone troposphérique génèrent des radicaux libres qui endommagent le collagène dermique. Les études épidémiologiques montrent que les personnes vivant dans des zones très polluées présentent davantage de rides et de taches pigmentaires que celles vivant dans un environnement préservé.

Manque de sommeil et stress chronique

La synthèse du collagène est plus active pendant les phases de sommeil profond, sous l'influence de l'hormone de croissance (GH). Un sommeil insuffisant ou fragmenté réduit le temps consacré à la réparation tissulaire. Le cortisol, l'hormone du stress, inhibe directement la synthèse de collagène et stimule sa dégradation. Le stress chronique est un accélérateur silencieux du vieillissement.

La supplémentation en collagène : pourquoi et comment

Face à la diminution naturelle du collagène et aux agressions environnementales, la supplémentation en collagène hydrolysé est devenue l'une des stratégies les plus étudiées et les plus populaires pour soutenir les tissus conjonctifs.

Le principe du collagène hydrolysé

Le collagène hydrolysé est du collagène natif (issu de sources animales : poisson, bovin, poulet) qui a été découpé en petits fragments appelés peptides. Ce processus d'hydrolyse enzymatique réduit le poids moléculaire à environ 2 000 - 5 000 daltons, ce qui permet aux peptides de traverser la barrière intestinale et d'être absorbés dans le sang.

Une fois absorbés, ces peptides de collagène agissent de deux manières :

  • Signal biologique : les peptides, notamment les dipeptides Pro-Hyp et Hyp-Gly, sont détectés par les fibroblastes comme un signal de dégradation du collagène. En réponse, les fibroblastes augmentent leur production de nouveau collagène, d'acide hyaluronique et d'élastine. C'est un mécanisme de rétroaction positive.
  • Apport en acides aminés : les peptides fournissent les acides aminés spécifiques nécessaires à la synthèse du collagène (glycine, proline, hydroxyproline), dans des proportions parfaitement adaptées.

Ce que disent les études cliniques

Le corpus scientifique sur la supplémentation en collagène hydrolysé est désormais substantiel. Les méta-analyses (analyses regroupant plusieurs études) montrent des résultats significatifs :

  • Peau : amélioration de l'hydratation (+15 à +28 %), de l'élasticité (+15 à +24 %) et réduction des rides (-8 à -15 %) après 8 à 12 semaines de supplémentation à 5-10 g/jour
  • Articulations : réduction de la douleur articulaire et amélioration de la fonctionnalité chez les personnes souffrant d'arthrose, après 3 à 6 mois de supplémentation à 10 g/jour
  • Os : études préliminaires suggérant une augmentation de la densité minérale osseuse chez les femmes ménopausées, après 12 mois de supplémentation
  • Tendons : amélioration de la synthèse de collagène tendineux lorsqu'une dose de gélatine/collagène enrichie en vitamine C est prise avant l'exercice

Comment choisir son collagène

Le marché du collagène est vaste et tous les produits ne se valent pas. Les critères clés à évaluer sont :

  • La source : marin (poisson) ou bovin. Le collagène marin est souvent privilégié pour la peau (riche en type I), le bovin pour les articulations et les os.
  • Le poids moléculaire : des peptides de faible poids moléculaire (2 000 - 5 000 Da) sont mieux absorbés.
  • Les études cliniques : privilégiez les ingrédients brevetés disposant d'études cliniques propres, comme Naticol.
  • La pureté : un collagène de qualité ne devrait contenir ni arômes artificiels, ni colorants, ni excipients inutiles.
  • La traçabilité : certifications de pêche durable (MSC, Friend of the Sea) pour le marin, traçabilité de l'élevage pour le bovin.

Pour un guide complet sur le choix de votre collagène, consultez notre article comment choisir son collagène.

Les précautions à connaître

Le collagène hydrolysé est très bien toléré par la grande majorité des personnes. Les effets secondaires sont rares et généralement légers (inconfort digestif transitoire). Les personnes allergiques au poisson doivent éviter le collagène marin. Pour un point complet sur la sécurité, consultez notre guide effets secondaires et contre-indications du collagène.

Questions fréquentes sur le collagène

Le collagène est-il une protéine complète ?

Non. Le collagène ne contient pas de tryptophane, un acide aminé essentiel, et il est pauvre en certains autres acides aminés essentiels (méthionine, histidine). Le collagène n'est donc pas une source de protéine complète et ne peut pas remplacer les protéines alimentaires classiques (viande, poisson, oeufs, légumineuses). En revanche, il apporte des acides aminés spécifiques (glycine, proline, hydroxyproline) que l'on ne trouve en grande quantité dans aucune autre source alimentaire. Le collagène est un complément protéique ciblé, pas un substitut.

Le corps absorbe-t-il vraiment le collagène que l'on avale ?

Oui, les peptides de collagène hydrolysé sont absorbés par l'intestin grêle et retrouvés dans le sang sous forme de dipeptides et tripeptides bioactifs. Des études utilisant du collagène marqué au carbone 14 ont démontré que les peptides atteignent la peau, le cartilage et d'autres tissus cibles. Le taux d'absorption des peptides de faible poids moléculaire (2 000 Da) est estimé à environ 90 %, ce qui est supérieur à celui de nombreux autres compléments.

Peut-on trouver du collagène dans l'alimentation ?

Oui. Le collagène est présent dans les aliments d'origine animale riches en tissu conjonctif : bouillon d'os (la source traditionnelle la plus riche), peau de poulet, pieds de porc, jarret de boeuf, gélatine (dans les desserts, les confiseries). Le poisson entier (avec la peau et les arêtes) est également une source de collagène marin. Cependant, le collagène alimentaire natif est moins bien absorbé que le collagène hydrolysé, car il nécessite une digestion plus longue. Les personnes suivant un régime végétalien ne consomment pas de collagène alimentaire, car il est exclusivement d'origine animale. Pour en savoir plus, consultez notre guide collagène végan et alternatives.

À partir de quel âge faut-il prendre du collagène ?

Il n'y a pas d'âge minimum strict. La production de collagène commence à diminuer vers 25 ans, et les premiers signes visibles (ridules, perte de souplesse) apparaissent généralement entre 30 et 35 ans. Une supplémentation peut être envisagée dès 25-30 ans en prévention, ou à tout âge lorsque des signes de vieillissement cutané ou articulaire deviennent perceptibles. Les sportifs peuvent bénéficier d'une supplémentation plus précoce pour protéger leurs tendons et articulations.

Le collagène marin est-il meilleur que le collagène bovin ?

Les deux sources ont des avantages. Le collagène marin (issu de peaux de poisson) est principalement de type I, a un poids moléculaire souvent plus faible et est généralement considéré comme mieux absorbé. Le collagène bovin contient du type I et type III et est souvent moins coûteux. Pour la peau, le collagène marin est légèrement préféré dans la littérature scientifique. Pour les articulations, les deux sont efficaces. Le choix dépend aussi de vos préférences alimentaires et de vos allergies éventuelles.

Combien de temps faut-il pour voir les effets du collagène ?

Les études cliniques montrent des résultats mesurables sur la peau (hydratation, élasticité, rides) après 4 à 8 semaines de supplémentation quotidienne à 5-10 g. Pour les articulations, les effets sur la douleur et la mobilité sont généralement observés après 3 à 6 mois. La constance est clé : une prise quotidienne régulière est plus efficace qu'une prise irrégulière, même à dose plus élevée. Pour les dosages détaillés, consultez notre guide posologie du collagène.

Dernière vérification scientifique : 2026-02-11

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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