Posologie du collagène : combien prendre par jour selon vos objectifs

La question du dosage est l'une des plus fréquentes lorsqu'on débute une supplémentation en collagène. Combien de grammes par jour ? Pendant combien de temps ? Le matin ou le soir ? Ce guide synthétise les données des études cliniques pour vous donner des recommandations claires et adaptées à chaque objectif : peau, articulations, sport, cheveux, ongles et santé intestinale.

Tableau des dosages par objectif : la référence

Ce tableau synthétise les dosages utilisés dans les principales études cliniques sur les peptides de collagène. Il constitue un point de départ fiable pour ajuster votre posologie en fonction de vos objectifs.

Objectif Dosage quotidien Durée minimale Type de collagène Premiers résultats
Peau (rides, hydratation) 2,5 - 5 g 8 semaines Type I (marin ou bovin) 4 - 8 semaines
Peau (résultats optimaux) 5 - 10 g 12 semaines Type I 6 - 8 semaines
Articulations (arthrose) 5 - 10 g 3 mois Type I ou II 4 - 12 semaines
Articulations (UC-II natif) 40 mg 3 mois Type II non dénaturé 8 - 12 semaines
Sport (récupération) 10 - 15 g 3 mois Type I 4 - 8 semaines
Sport (rééducation) 15 - 20 g 6 mois Type I 8 - 12 semaines
Cheveux et ongles 2,5 - 10 g 3 mois Type I 4 - 8 semaines
Santé intestinale 5 - 10 g 3 mois Type I ou III (bovin) 2 - 6 semaines
Os (densité osseuse) 5 g 12 mois Type I 6 - 12 mois

Note importante : ces dosages reposent sur l'utilisation de peptides de collagène hydrolysé de haute qualité (poids moléculaire de 2 000 à 5 000 Da). Un collagène non hydrolysé ou de faible qualité pourrait nécessiter des doses plus élevées pour des résultats équivalents, en raison d'une absorption moindre.

Dosage pour la peau : de 2,5 g à 10 g selon l'ambition

La peau est l'objectif de supplémentation le mieux documenté par les études cliniques. Les données permettent de distinguer clairement deux niveaux de dosage.

Dose d'entretien : 2,5 à 5 g par jour

Plusieurs études cliniques ont démontré des bienfaits mesurables dès 2,5 g de peptides de collagène par jour. À cette dose, les effets observés incluent une réduction visible des rides fines, une amélioration de l'éclat du teint et une légère amélioration de l'hydratation cutanée. C'est la dose idéale pour les personnes qui souhaitent initier une démarche de prévention du vieillissement cutané, dès 25-30 ans.

L'étude de Proksch et al. (2014) a montré qu'une supplémentation de 2,5 g par jour pendant 8 semaines entraînait une réduction significative du volume des rides péri-oculaires (rides de la patte d'oie) chez des femmes de 45 à 65 ans, avec un effet qui persistait 4 semaines après l'arrêt de la prise.

Dose optimale : 5 à 10 g par jour

Pour des résultats plus marqués, la fourchette de 5 à 10 g par jour est celle qui offre les meilleurs rapports dose-efficacité dans les études cliniques. À 10 g/jour pendant 8 à 12 semaines, les études sur le Naticol ont montré une amélioration de l'hydratation de +22,8 %, de l'élasticité de +23,7 % et une réduction des rides de -11 %.

Au-delà de 10 g par jour, les bénéfices cutanés supplémentaires ne sont pas clairement documentés. Il n'y a pas de preuve qu'une dose de 15 ou 20 g soit plus efficace pour la peau que 10 g. Les doses élevées sont réservées aux objectifs sportifs et articulaires. Pour approfondir, consultez notre guide collagène et peau anti-âge.

Dosage pour les articulations : deux approches distinctes

La supplémentation en collagène pour les articulations peut suivre deux approches différentes, en fonction du type de collagène utilisé.

Approche 1 : Peptides de collagène hydrolysé (5-10 g/jour)

La majorité des études sur le confort articulaire utilisent des peptides de collagène hydrolysé à des doses de 5 à 10 g par jour. L'étude sur le Naticol (250 sujets arthrosiques, 10 g/jour, 6 mois) a démontré une réduction significative de la douleur et une amélioration de la fonctionnalité articulaire.

Ces peptides, principalement de type I, agissent comme des signaux biologiques qui stimulent les chondrocytes (cellules du cartilage) à produire du collagène de type II endogène et des protéoglycanes. Ce mécanisme, dit "effet matrikine", est aujourd'hui bien documenté in vitro.

Approche 2 : Collagène de type II non dénaturé (UC-II, 40 mg/jour)

Le collagène de type II non dénaturé (UC-II) est un ingrédient breveté qui fonctionne sur un mécanisme radicalement différent : la tolérance orale. Administré à une micro-dose de 40 mg par jour, il interagit avec les plaques de Peyer de l'intestin grêle et module la réponse immunitaire pour réduire l'inflammation articulaire auto-immune dirigée contre le cartilage.

Une étude clinique a comparé l'UC-II (40 mg/jour) à la combinaison glucosamine + chondroïtine chez des patients arthrosiques. Les résultats ont montré une supériorité de l'UC-II sur les scores de douleur WOMAC. Cette approche est particulièrement indiquée pour l'arthrose du genou et les douleurs articulaires inflammatoires.

Attention : les deux approches ne doivent pas être confondues. Les peptides hydrolysés et le collagène natif UC-II agissent par des mécanismes différents et peuvent être combinés. Pour en savoir plus, consultez notre guide collagène et articulations.

Dosage pour le sport : 10 à 20 g selon l'intensité

Les sportifs ont des besoins en collagène supérieurs à la population générale en raison de la sollicitation intense et répétée des tendons, ligaments, cartilage et fascias.

Entretien (sportif régulier) : 10 g/jour

Pour un sportif pratiquant régulièrement (3 à 5 séances par semaine), une dose de 10 g de peptides de collagène par jour est un excellent point de départ. Cette dose soutient la synthèse de collagène dans les tissus conjonctifs sollicités, réduit le risque de tendinopathies et améliore la récupération post-entraînement.

Performance et composition corporelle : 15 g/jour

Les études sur la masse maigre et la force musculaire ont utilisé des doses de 15 g par jour combinées à un entraînement en résistance. À cette dose, les gains de masse maigre et la réduction de masse grasse étaient significativement supérieurs au placebo. C'est la dose recommandée pour les athlètes visant une amélioration de la composition corporelle.

Rééducation post-blessure : 15 à 20 g/jour

Après une blessure tendineuse ou ligamentaire, la demande en collagène augmente considérablement. Des doses de 15 à 20 g par jour sont utilisées dans les protocoles de rééducation, souvent en combinaison avec le protocole Shaw (collagène + vitamine C, 30-60 min avant l'exercice). Cette dose soutient la reconstruction tissulaire et peut accélérer le retour à la compétition.

Pour un guide complet sur le collagène et la performance sportive, consultez notre page collagène et sport.

Quand prendre le collagène : matin, soir ou avant le sport

Le moment de prise du collagène est un sujet qui suscite de nombreuses questions. Voici ce que disent les données disponibles et les recommandations des experts.

Le matin à jeun : le standard

La prise le matin à jeun (ou au moins 30 minutes avant le petit-déjeuner) est la recommandation la plus courante. L'estomac vide favorise une absorption rapide des peptides de collagène, sans compétition avec les autres protéines alimentaires pour les transporteurs intestinaux. Les peptides atteignent la circulation sanguine rapidement et sont acheminés vers les tissus cibles (peau, tendons, cartilage).

Entre les repas : une alternative efficace

Si la prise à jeun n'est pas pratique, le collagène peut être pris entre les repas (en milieu de matinée ou en milieu d'après-midi), à condition de respecter un intervalle d'au moins 1 à 2 heures après le dernier repas. L'objectif reste le même : minimiser la compétition avec d'autres acides aminés.

Avant l'exercice : le protocole sportif

Pour les sportifs, la prise 30 à 60 minutes avant l'entraînement est le moment stratégique validé par l'étude Shaw (2017). Combiné à 50 mg de vitamine C, le collagène pris avant l'effort maximise la synthèse de collagène dans les tissus conjonctifs sollicités pendant l'exercice. Ce timing est particulièrement pertinent pour les séances ciblant les tendons et les ligaments (pliométrie, course, sauts).

Le soir : une option pour la récupération

Certains praticiens recommandent une prise le soir avant le coucher, en argumentant que la synthèse de collagène et la réparation tissulaire sont accrues pendant le sommeil. Bien que cette hypothèse soit biologiquement plausible (le pic de sécrétion d'hormone de croissance a lieu en première partie de nuit), aucune étude clinique n'a spécifiquement comparé l'efficacité d'une prise du soir versus une prise du matin. En pratique, l'heure de prise est moins importante que la régularité.

Résumé des moments de prise

Moment Avantage Idéal pour
Matin à jeun Absorption maximale Peau, cheveux, ongles, intestin
Entre les repas Praticité, bonne absorption Tous objectifs
30-60 min avant sport Synthèse ciblée (Shaw) Tendons, ligaments, sport
Le soir Réparation nocturne Articulations, récupération

Durée de cure : combien de temps prendre du collagène

La durée de supplémentation est un facteur critique souvent sous-estimé. Le collagène n'est pas un médicament à effet immédiat : c'est un nutriment structural dont les effets se construisent progressivement au fil des semaines et des mois.

Minimum recommandé : 3 mois

La grande majorité des études cliniques ont une durée minimale de 8 à 12 semaines. C'est le temps nécessaire pour que les peptides absorbés stimulent les cellules productrices de collagène (fibroblastes, chondrocytes, ténocytes) et que le nouveau collagène s'intègre dans les tissus. Une cure de moins de 3 mois risque de ne pas produire de résultats perceptibles, ce qui pourrait conduire à l'abandon prématuré.

Durée optimale : 3 à 6 mois

Pour la plupart des objectifs (peau, cheveux, ongles, confort articulaire), une cure de 3 à 6 mois est recommandée pour atteindre le plein bénéfice. Les effets sont cumulatifs et continuent de s'amplifier au fil des mois. L'étude sur les ongles de Hexsel (2017) a duré 24 semaines (6 mois), et c'est à ce terme que les résultats étaient les plus marqués.

Prise continue ou en cycles ?

Deux approches sont possibles :

  • Prise continue : certains experts recommandent une prise quotidienne au long cours, arguant que la perte de collagène endogène est continue (1 à 1,5 % par an après 25 ans) et qu'un apport soutenu compense ce déclin. Cette approche est particulièrement pertinente à partir de 40 ans
  • Cycles de 3 à 6 mois avec pause de 1 à 2 mois : cette approche est souvent préférée par les personnes qui souhaitent alterner périodes de supplémentation et pauses. Certaines études suggèrent que les bénéfices persistent plusieurs semaines après l'arrêt de la prise, ce qui rend les cycles praticables

En l'absence de données comparatives entre les deux approches, le choix est personnel. L'essentiel est de ne pas interrompre prématurément avant les 3 mois minimaux.

Cas particulier : os et densité osseuse

Pour les effets sur la densité osseuse, les études ont utilisé des durées de 12 mois. L'étude de Konig et al. (2018) a montré une augmentation significative de la densité minérale osseuse après 12 mois de supplémentation à 5 g/jour chez des femmes ménopausées. Le remodelage osseux est un processus lent, ce qui justifie cette durée prolongée.

Peut-on prendre trop de collagène ? Surdosage et effets secondaires

La question du surdosage est légitime. Voici ce que les données scientifiques permettent d'affirmer.

Pas de dose toxique identifiée

Les peptides de collagène hydrolysé sont considérés comme un aliment, pas comme un médicament. Aucune dose létale (DL50) n'a été identifiée dans les études toxicologiques. Des tests de sécurité ont montré que des doses allant jusqu'à 36 g par jour étaient bien tolérées chez l'humain, sans effets indésirables significatifs. Il n'existe pas de risque de surdosage au sens pharmacologique du terme.

Effets secondaires possibles à dose élevée

Bien que le collagène soit globalement très bien toléré, certaines personnes rapportent des effets indésirables mineurs à des doses supérieures à 15-20 g/jour :

  • Troubles digestifs légers : ballonnements, sensation de satiété, nausées occasionnelles. Ces symptômes sont généralement transitoires et disparaissent en quelques jours d'adaptation
  • Goût désagréable : à dose élevée, certains collagènes (surtout marins de qualité inférieure) peuvent laisser un arrière-goût de poisson. Les ingrédients premium comme Naticol sont formulés pour minimiser ce problème
  • Risque théorique de calculs rénaux : l'hydroxyproline, abondante dans le collagène, est métabolisée en oxalate, un précurseur des calculs rénaux. Ce risque est théorique et concerne principalement les personnes prédisposées aux calculs d'oxalate de calcium. Boire suffisamment d'eau (1,5 à 2 L/jour) reste la meilleure prévention
  • Interaction avec la satiété : le collagène est une protéine qui peut induire une sensation de satiété. À dose élevée avant un repas, il pourrait réduire l'apport calorique global, ce qui peut être un avantage (contrôle du poids) ou un inconvénient (sportifs en phase de prise de masse)

Dose maximale recommandée

En l'absence de données de toxicité, il n'existe pas de dose maximale officielle. Cependant, la plupart des experts recommandent de ne pas dépasser 20 g par jour en usage courant, sauf dans le cadre d'un protocole spécifique de rééducation encadré par un professionnel de santé. Au-delà de cette dose, les bénéfices supplémentaires ne sont pas documentés et le rapport coût-efficacité devient défavorable.

Précautions et contre-indications

  • Allergie au poisson ou aux crustacés : le collagène marin est contre-indiqué chez les personnes allergiques au poisson. Optez pour un collagène bovin ou une source végétale alternative
  • Allergie aux protéines bovines : rare, mais à prendre en compte pour le collagène bovin
  • Grossesse et allaitement : pas de contre-indication formelle identifiée, mais en l'absence d'études spécifiques sur ces populations, il est prudent de consulter un médecin avant de débuter une supplémentation
  • Pathologies rénales : en cas d'insuffisance rénale, un apport protéique élevé doit être discuté avec le néphrologue

Pour en savoir plus sur la tolérance du collagène, consultez notre guide effets secondaires du collagène (à venir).

Questions fréquentes sur la posologie du collagène

Faut-il prendre le collagène avec ou sans nourriture ?

L'absorption des peptides de collagène est optimale à jeun ou entre les repas, car les autres protéines alimentaires entrent en compétition pour les transporteurs intestinaux. Cela dit, les études cliniques qui ont démontré des bienfaits n'imposaient pas toutes une prise à jeun. En pratique, si vous ne pouvez pas le prendre à jeun, le prendre avec un repas léger reste efficace. La régularité quotidienne prime sur le moment exact de la prise.

Peut-on mélanger le collagène dans une boisson chaude ?

Oui. Les peptides de collagène hydrolysé résistent à la chaleur et ne perdent pas leurs propriétés lorsqu'ils sont dissous dans du café, du thé ou de l'eau chaude. L'hydrolyse a déjà fragmenté la protéine en petits peptides : il n'y a plus de structure tridimensionnelle à "dénaturer" par la chaleur. Vous pouvez les incorporer dans toutes vos boissons chaudes ou froides sans crainte.

Le collagène en gélules est-il aussi efficace qu'en poudre ?

L'ingrédient actif (peptides de collagène hydrolysé) est le même, quelle que soit la forme galénique. La différence réside dans la praticité du dosage. Une gélule contient généralement 500 mg à 1 g de collagène. Pour atteindre une dose de 10 g, il faudrait avaler 10 à 20 gélules par jour, ce qui est peu pratique. La poudre permet d'atteindre facilement les dosages cliniquement efficaces (5 à 15 g) en une seule prise. Les sticks dosés et les sachets offrent un bon compromis entre praticité et dosage adéquat.

Dois-je ajuster la dose en fonction de mon poids ?

Les études cliniques n'ont pas établi de corrélation systématique entre le poids corporel et la dose optimale de collagène. Les dosages recommandés (2,5 à 20 g selon l'objectif) sont applicables à la plupart des adultes, indépendamment du poids. Pour les personnes de très petit gabarit (<50 kg), commencer par la fourchette basse est raisonnable. Pour les athlètes de grand gabarit (>90 kg) pratiquant un sport intense, la fourchette haute est plus appropriée.

Que se passe-t-il si j'arrête de prendre du collagène ?

Les effets de la supplémentation en collagène sont progressivement réversibles après l'arrêt de la prise. Certaines études montrent que les bénéfices (réduction des rides, amélioration de l'hydratation) persistent 4 à 8 semaines après l'arrêt, puis diminuent graduellement. Cela s'explique par le fait que le collagène synthétisé pendant la supplémentation met du temps à se dégrader naturellement. À long terme, la perte de collagène endogène reprend son cours (1 à 1,5 % par an). C'est pourquoi une supplémentation régulière, continue ou en cycles, est recommandée pour maintenir les résultats dans le temps.

Dernière vérification scientifique : 2026-02-11

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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